Gréement des Maramu

Propriétaire d’un Maramu de 1981 je viens de faire faire une expertise pour mon assureur;
L’Expert qui est monté sur les deux mâts conclu que le " le gréement dormant du mât de grand voile est d’origine, il est en bon état, sans aucun brin cassé, cependant, du fait de son age (40 ans) il doit être remplacé.".
Est-ce qu’un Amélien propriétaire ou ex propriétaire de Maramu aurait des informations sur la nécessité (obligations) de changer le gréement lorsqu’il est « en bon état » et si oui quelles sont les échéances ( age ). merci de me faire partager vos connaissances et votre expérience.
Avez vous eu connaissance d’un démâtage de Maramu en navigation dans le monde?? (le gréement semble tellement dimensionné, s’il est en bon état…)
Merci pour les réponses que vous pourrez apporter a mes interrogations.
Bonne Navigation
Michel

Il n’y a pas particulièrement « d’obligation » à remplacer son gréement dormant par contre votre contrat d’assurance applique très certainement une vétusté sur ce dernier. Vérifiez bien ce point.

L’autre aspect est la sécurité; je dirige un chantier de réparation aux USA et nous considérons la durée de vie du dormant 10 ans dans les caraïbes et 15 ans plus au nord. Pour autant de nombreux bateaux ont des gréements plus anciens et ne rencontrent pas nécessairement de problèmes. Tout dépend aussi du programme de navigation. Il est alors nécessaire de faire une inspection en détail à minima une fois par an. Je pense que pour un gréement de 40 ans il n’y a pas à hésiter!
Nous venons d’acquérir un Maramu et la première chose que nous ferons sera le remplacement du dormant de l’artimon qui est d’origine (le reste du dormant à moins de 10 ans). Nous avions eu un Sharki il y a quelques années dont le gréement était d’origine et l’avions remplacé d’entrée de jeux. Personnellement, je considère que les ridoirs doivent être remplacés en même temps.
Cdt
Philippe

Bonjour Michel

Le problème est surtout au niveau de l’assurance qui si en cas de pépin aura l’excuse de ne pas vous couvrir, car pour toute les compagnies il y a obligation de changer le dormant tous les 10 ans

Bonne nav

François

Merci pour votre contribution et rapide réponse.
Cordialement
Michel

Salut mbar,
Bien humblement, il me semble qu’un rapport d’expertise doit s’en tenir à des faits: état visuel des sertissages, présence de rouille pénétrante, torons usés ou cassés, résultat de mesure de tension de chaque éléments du gréement, constat de réglage global des tensions…
Si l’expert donne un conseil, ce ne peut être qu’à titre personnel, hors rapport. Dans le cas contraire, il se couvre.
La société d’assurance maritime, comme n’importe quelle assurance, utilisera tous les moyens en sa possession , dont la teneur d’un rapport d’expert, pour se décharger de tout ou partie de ses obligations en cas de sinistre grave.
Aucune de mes assurances (j’en ai commis quatre avec mes deux navires, l’un un Formosa 41 de 1983, et le dernier un SM 2000 de 2003), ne m’a demandé un rapport d’expert, et je n’ai jamais changé le gréement dormant.
Par contre, je les ai fait visiter périodiquement par des gréeurs, dont j’ai conservé les rapports.
Enfin, quel est le programme de navigation? Med ou proche Atlantique,Transatlantique, Quarantièmes?
Et comment le bateau et son skipper sont-ils armés pour faire face à un évènement violent de navigation?
Comment se comporte et réagit le gréement sous voiles?

L’ assurance et l’expert, dont on peut changer quand on veut, restent des outils, certes indispensables, mais à mon avis non déterminants.
Il est clair que l’échantillonnage et la qualité des matériaux des ‹ Amel › sont un gage de longévité et de sécurité.
Pour hanter les pontons et chantiers depuis quelques années, j’ai plus entendu parler le rupture de bômes ou d’accastillage de bôme sur les Amel que de gréement dormant.

Bien cordialement.

Philippe, il n’y a pas d’obligation legale de remplacer le greement dormant. Par contre depuis plusieurs annees les compagnies d’assurance demandent un remplacement au bout de 10 ans, surtout si la zone de navigation depasse les cotes de l"europe, par example lors d’une transat.
Le greement est soumis a plus de contraintes si le bateau est utilise frequemment (nombres de jours de navigation) et pour les bateaux qui naviguent sous les tropiques.
Les greements Amel d’origine sont extraordinaires mais 40 ans ca fait beaucoup. Le greement de notre Amel a ete remplace apres 35 ans.
Il y a aussi beaucoup de fournisseurs sur le marche et de qualite mediocre (j’ai entendu parler d’importations de Chine) qui n’ont aucun rapport avec les ACMO et autres que vous connaissez tous.
Bonne chance, JB

Je suis completement d’accord avec le post de Bru_do.

Et pour mon experience perso, sur mon maramu de 81, lors de la grosse renovation qui a été faite, le voilier/gréeur m’a dit texto:
" le grément dormant est d’origine, et on a toujours le meme probleme avec les Amel de cette époque, c’est que le greement neuf que nous allons installer ne fera jamais 40 ans de bons et loyaux services comme celui d’origine."
Pour mon bateau, le remplacement etait dans tout les cas necessaire suite a des bricolages infames de la part du précedent propriétaire, donc sécurité avant tout.

je suis confronté au même dilemme pour mon super maramu de 89
le gréeur m’a confirmé ce que m’a dit l’assureur:: les sertissages sont garantis 10 ans passé ce terme l’assurance ne couvre plus le gréments et pas non plus les dégâts directs et indirects d’un démâtage. Seuls l’assistance aux personnes est maintenue.
A vos chequiers !!!

Le greeur ne vas pas aller te convaincre de ne pas lui signer un devis a 8k€ et il ne faut pas s’attendre a ce qu’il te sorte un autre discours…

Dans un contrat d’assurance, ce qui fait loi, c’est le contrat d’assurance et les conditions des garanties décrites dans ce contrat.
Et le metier d’assureur, et avant tout de gagner de l’argent en en depensant le moins possible, comme tout les metiers de services.

Quand il y a un gros pepins et que la facture s’annonce salée … greément de moins de 10 ans ou non, l’assureur va via expert te sortir des dizaines de lapins de son chapeau sans fond, et chaque lapin sera un argument pour ne pas payer et couvrir les termes généraux du contrat …

c’est effectivement frappé au coin de l’expérience